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Jean-Louis Alliez (1810-1875)

Jean-Louis Alliez naquit à Cannes le 27 octobre 1810, de Louis Alliez (ou Alliès), tailleur d’habits, et de Françoise Guigon. L’enfant entra au petit séminaire de Grasse avant de rejoindre le grand séminaire où il fut ordonné sous-diacre le 15 mars 1834, puis prêtre le 20 décembre de la même année. D’abord envoyé comme professeur au petit séminaire où il avait étudié, l’abbé Alliez fut nommé vicaire à Draguignan en 1840, où il s’attira spontanément la confiance de la population. En 1846, il décida d’entrer dans le corps de l’aumônerie de marine qu’on était en train de reconstituer. Il embarqua pour la Grèce et le Levant et mit à profit le temps qui lui était donné pour raviver le goût pour la littérature classique et pour les études historiques qui l’avait déjà fait remarquer au temps où il enseignait à Grasse. Il en revint l’année 1849 avec le germe de la maladie à laquelle il devait succomber des années plus tard. Il voulut cependant ne prendre qu’un repos actif en se mettant à la disposition de son diocèse. C’est ainsi qu’il fut d’abord affecté comme vicaire à Cannes, son pays natal, avant de recevoir la charge de curé de Vallauris où il sut allier le zèle pastoral à des recherches érudites. Il publia alors une Histoire de Lérins. En 1860, ses forces ne lui permettant plus un service quotidien, il se retira avec le titre de chanoine honoraire de Fréjus à Draguignan où il retrouva le respect et l’affection dont il avait été entouré jadis. Il voulut y vivre dans la discrétion et la solitude, comme prêtre habitué de l’hospice, même si, quand sa santé le lui permettait, il répondait à des sollicitations pour prêcher, jusqu’à Paris ou Béziers. Il vécut ses dernières années en acceptant la souffrance qui était la sienne : « Je suis pécheur et je mérite de souffrir. Dieu est bien bon de me donner ainsi le moyen d’expier mes fautes », répétait-il. C’est pour se soumettre aux sollicitations d’un ami, qu’il reçut les sacrements sans en percevoir l’urgence et il mourut doucement, les mains riches d’humilité, de travaux, de prières et de souffrance, le 9 juillet 1875, à Draguignan, alors qu’après les prières de l’agonie, on lisait la Passion selon saint Jean où il est écrit : « et inclinato capite, tradidit spiritum ».