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  • Historique de la cathédrale

    image001Dès le IVème siècle, Toulon fut une ville épiscopale. Saint Honoré, le premier évêque vivait en 451. Saint Cyprien, le plus illustre, siégeait à Toulon en 514.
    Cette cathédrale était sur l’emplacement même que l’église occupe aujourd’hui. Il n’en reste peu de traces. Peut-être la tour de Fos, bâtie pour se défendre contre les attaques des pirates, ou dans les restes de construction retrouvés dans la cour du chapitre.
    Toujours est-il qu’à mesure que la foi progressait, l’église première dû s’agrandir, mais elle eut bien souvent aussi a souffrit des barbares et surtout des incursions des pirates sarrasins, qui dévastèrent à de nombreuses reprises le littoral.
    image002C’est à la fin du XIème siècle qu’une nouvelle église plus vaste, plus ornée et flanquée d’une tour de défense, fut construite à l’orient de l’antique sanctuaire.
    Ce serait, d’après la tradition en 1096, dès la fin de la première croisade à laquelle prit part Arimin, évêque de Toulon, que le comte Gilbert, aurait fait construction, qu’il dédia à la Mère de Dieu, sous le titre de Notre Dame de la Seds, à la suite d’un vœu fait à son départ pour la Terre Sainte, et y auraient déposé les précieuses reliques apportées de l’Orient.
    Cette église est comprise aujourd’hui, dans l’église actuelle, elle était orientée dans le sens de la longueur, de l’ouest à l’est. Son porche s’ouvrait sur la cour du chapitre, il était surmonté de la tour des Phocéens, appelée la tour de Fos.
    Le sanctuaire était la chapelle actuelle de St Joseph. Elle était composée de 3 travées : celle du milieu (travée de St Joseph), celle du côté droit (travée du clocher) et celle du purgatoire, plus étroite, où se trouvait la sacristie.
    Avec ses murailles épaisses, ses voûtes solides, cette église pouvait résister aux siècles et défier les assauts de l’ennemi, mais sa capacité ne pouvait suffire pour les besoins religieux de la population qui grandissait à mesure que le port de Toulon, prenait plus d’importance, depuis la réunion de la Provence à la France.
    Le 31 mars 1654, des travaux furent entrepris. L’agrandissement se fit en allongeant l’église du côté nord. L’axe du monument qui allait de l’ouest à l’est, ira désormais du midi au nord.
    Les travaux de la cathédrale commencés en 1654 furent terminés en 1659.
    La consécration est relatée par l’inscription commémorative que l’on peut lire aujourd’hui.
    La cathédrale, telle qu’elle est sortit en 1660 des mains de ceux qui étaient chargés de la restaurer et de l’agrandir, était dans ses principales lignes, ce que nous la voyons aujourd’hui, avec ses nefs d’inégale grandeur, ses murs massifs, ses arcades de différents styles.
    Il manquait à cette église agrandie, une entrée et une façade en rapport avec ses nouvelles dimensions et un clocher en proportion avec l’édifice.
    La façade ne fut commencée que plus de 30 ans après l’agrandissement de l’église, en 1696.
    L’œuvre arrêtée le 2 mai 1696 est celle que nous avons encore sous les yeux, avec les mutilations qu’elle a subies, pendant les jours troublés de la révolution, en 1794.
    image003De 1789 à 1802, l’église eut à subir les outrages et les profanations de l’impiété révolutionnaire. Elle fut dépouillée de sa dignité, les bandes de patriotes, après l’avoir saccagée, la convertirent en magasin et en dépôt de sel.
    Comme toutes les églises, la cathédrale fut pillée, ses reliques furent dispersées, les cloches fondues ou brisées.
    Si la chapelle du Corpus Domini fut épargnée, c’est grâce à la prévoyance de quelques honnêtes gens qui amoncelèrent des tonneaux devant le retable pour le protéger.
    La cathédrale fut rendue au culte le 5 septembre 1802.

  • Visite de la cathédrale

    Dans l’ancienne chapelle St Honoré, premier évêque, aujourd’hui salle d’accueil, une peinture sur toile du XVIIIème siècle qui représente saint Cyprien au Concile de Valence.

    Chapelle de la sainte Croix qui est l’ancien porche de l’église médiévale, au dessus duquel se dresse la tour de Fos. Sur l’autel se trouve la statue de Notre

    Dame de la Paix autrefois sous le dôme de la chapelle de la Vierge, elle faisait partie d’un ensemble aujourd’hui en restauration, ce monument date de 1660, ex-voto de reconnaissance pour la préservation de la peste en 1657. Cet édicule a été exécuté par le sculpteur Langueneau. Le bras de Jésus a été cassé sous la Terreur par un homme qui voulait détruire le monument.

    Grille en fer forgé du XVIIème siècle.

    Avant d’arriver à la sacristie, au dessus de la porte, les armoiries de Mgr Guillaume du Blanc, évêque de Toulon de 1571 à 1588.

    La sacristie : Les boiseries ont été réalisées par M. Pontet en 1868. Au centre, dans la niche, un crucifix en ivoire qui était autrefois sur le maître-autel le parquet a été refait entièrement par les soins de la municipalité au début de l’année 2009.

    Chapelle St Cyprien : Sous l’autel reliquaire avec de nombreuses reliques, dont celles de saint Mandrier et saint Césaire. Les statues de saint Cyprien, saint Honorat, saint Flavien, saint Mandrier, saint Césaire.
    Une peinture sur toile du XVIIème représentant saint Marc, saint Honoré, premier évêque, et saint Charles Borromée.
    Sous le dôme, dans une vaste niche encadrée d’un retable à colonnes et frontons, on y voit une statue de la Vierge Marie avec son baldaquin sculpté par M. Vian de Pignans de 1739.
    Au-dessus de cette niche un grand tableau attribué à Pierre Mignard, peint en 1657-1658, il représente l’Assomption de la Vierge Marie.
    Sous la coupole une grande toile ovale représentant la vision de Constantin. Elle est du XVIIème siècle et signée F. David.

    image004La chapelle de la Vierge : Après la statue vénérée de Notre-Dame « Advocata Tolonensium », au fond de la chapelle de la Vierge, à gauche une peinture sur toile représentant la Vierge du Mont Carmel de 1644 signée du peintre liégeois Damery.
    En face une peinture sur toile exécutée par Pierre Puget en 1650, représentant l’Annonciation.
    En 1760 on confia à Bertolucci l’aménagement de l’autel et du retable. Chaque côté une statue de sainte Catherine de Sienne couronnée d’épines tenant dans les mains un crucifix et une statue de sainte Thérèse d’Avila, tenant un livre et une plume.

    image005Le Sanctuaire : Les boiseries et le trône épiscopal ont été réalisés par Sénéquier en 1829. Au dessus des boiseries, des peintures à l’huile sur fond d’or représentant les Apôtres. Sur le mur du fond, Moïse et Elie. Cet ensemble date de 1863 –1864.

    image006La chapelle du Corpus Domini : La décoration actuelle fut confiée à Christophe Veyrier, neveu et élève de Pierre Puget et date de 1682.
    L’autel en marbre polychrome porte deux anges en marbre blanc de part et d’autres du tabernacle. Dans les 2 niches, statues de saint Pierre et de saint Paul.
    Sur les parois latérales, 2 tableaux peints en 1718 par Achard de Correns. L’un représente Melchisédech bénissant Abraham. L’autre représente le Triomphe de l’Eucharistie.

    Chapelle du Saint Cœur de Marie et Ste Anne :
    Au dessus de l’autel peinture sur toile de Pierre Puget, peinte en 1650 : saint Félix de Cantalice. Contre le mur de gauche, on peut voir une peinture sur toile « Repos de la sainte Famille en Egypte » œuvre de Paulin Guérin de Toulon, donnée par l’Etat en 1828.
    Il faut remarquer une plaque de marbre rappelant la translation en 1803 du cœur du pape Pie VI qui de Valence à Rome est passé par Toulon pour être vénéré. Au même endroit en 1842, fut exposée la relique du bras de saint                                                                                                     Augustin, allant de Pavie à Hippone.

    La chapelle Saint Michel et du Purgatoire :
    Peinture sur toile représentant saint Michel délivrant les Ames du purgatoire, œuvre de Victor de Clinchamp. Contre le mur, deux statues, l’une du XVIII siècle représentant Ste Barbe, l’autre du XIXème siècle saint André. Sur l’autel, Piéta en bois polychrome de 1702.

    La chapelle St Joseph : Ancien sanctuaire de la cathédrale romane. Bel ensemble du XIXème siècle, boiserie, table de communion et statue de saint Joseph.

    image007Le baptistère : Aménagé sous le clocher du XVIIème s. il est situé dans l’une des parties annexes de la première cathédrale romane. Vasque de marbre blanc, chandelier du XIXème, tabernacle de la même époque. Tableau du XIXème siècle représentant saint Jean Baptiste, baptisant Jésus, par Victor de Clinchamp et une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIIIème siècle.

    Les orgues, le buffet néogothique a été modifié en 1869 pour dégager la rosace.

    La chaire date de 1829, elle a été réalisée par Sénéquier, sculptée par Louis Hubac de Toulon, maître sculpteur de la marine de 1820 à 1830.

    Près de la porte d’entrée deux bénitiers en marbre de carrare, œuvre de Resipere datant de 1845.

    Nous ont précédés dans cette cathédrale d’illustres visiteurs. La venue de Charles IX, dans l’ancienne cathédrale et celle de Louis XIV dans la nouvelle.
    D’autres visiteurs princiers ont plus tard honoré de leur présence notre édifice, le comte d’Artois futur Charles X, venu assister à une messe solennelle au mois d’octobre 1814, la duchesse d’Angoulême, son époux, pour le départ de l’expédition d’Alger en 1830, l’impératrice Eugénie et le prince impérial en 1869.
    La cathédrale de Toulon, n’est sans doute pas un chef d’œuvre d’architecture, mais elle est le témoin depuis 900 ans de toute notre histoire, au cœur de la ville, elle reste vouée à Sainte Marie, elle est le symbole immuable de notre cité, depuis le temps lointain du Moyen Age, quand les hommes bâtissaient des cathédrales pour l’amour du Christ.

    Les vitraux de la cathédrale
    Il y avait dans la cathédrale des vitraux anciens, du XIIIème au XVIème siècle, qui ont été détruits pendant les guerres de religion. Au XIXème siècle, une rosace avait été installée dans le chœur en 1859 et des vitraux aux différentes fenêtres en 1873. Le 5 juillet 1944 tous les vitraux ont été détruits lors d'un bombardement. Dès la fin de la guerre un grand peintre verrier, Jean Coquet, professeur à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon a été choisi et a conçu et réalisé les vitraux dans ses ateliers de Lyon. La mise en place a été terminée le 25 août 1946, et l'ensemble inauguré le 6 octobre 1946, jour de la Saint-Cyprien, patron de la ville.

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