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Les diocèses de Fréjus et de Toulon ont eu une existence indépendante depuis leur fondation jusqu’au XIXème siècle.

L’évêché de Fréjus, cité romaine, a été créé dans la seconde moitié du IV° siècle, en même temps que plusieurs nouveaux sièges épiscopaux de la province de Narbonnaise seconde.

Plus tard, au V° siècle, à l’époque de l’empereur Honorius, qui voit naître plusieurs diocèses d’Italie du nord et de Provence, apparaît l’évêché de Toulon, simple locus du territoire de la cité d’Arles.        
Dès l’Antiquité, les diocèses de Fréjus et de Toulon sont illustrés par des grands évêques : à Fréjus, saint Léonce qui contribue, avec saint Honorat, à la fondation et au développement de l’abbaye de Lérins ; à Toulon, saint Cyprien, disciple, ami et biographe de saint Césaire d’Arles.      
Durant le Haut Moyen-Age, l’histoire des deux diocèses devient obscure et les listes épiscopales présentent d’importantes lacunes.

Ce fait, constaté dans bien d’autres diocèses du sud est, est dû à un état général précaire de la Provence, à l’insécurité causée par les razzias des Sarrasins, et surtout aux dévastations consécutives aux expéditions de Charles Martel et de ses alliés lombards.

Le Moyen-Age voit se relever et se réorganiser les diocèses de Fréjus et de Toulon.

La Réforme grégorienne aboutit à des restitutions des biens ecclésiastiques et à la fondation de collégiales de chanoines réguliers, dès le XI° siècle dans le diocèse de Fréjus, plus tardivement dans celui de Toulon.

Avec l’essor démographique et le renouveau urbain du XIIème siècle apparaissent de nombreuses églises et chapelles dans les deux diocèses.
En même temps, la vie monastique s’y développe, ainsi qu’au cours du XIIIème siècle, par la fondation de monastères d’hommes et de femmes.

L’histoire du diocèse de Fréjus, au Moyen-Age, n’est pas marquée par des évènements saillants, bien qu’on ne puisse passer sous silence l’épiscopat de Jacques Duèze, qui devient le pape Jean XXII.
Par contre, le diocèse de Toulon est agité, aux XIV et XV° siècles, par la longue rivalité de la ville épiscopale avec un autre centre de vie religieuses et sociale, Hyères, où l’évêché est plusieurs fois sur le point d’être transféré.
Après les guerres de religion, qui ont troublé les deux diocèses, éclate la querelle janséniste, qu’illustrent tristement l’affaire des convulsionnaires de Pignans et le célèbre procès Girard-Cadière, dans le diocèse de Toulon.

En 1790, la promulgation de la Constitution civile du clergé s’accompagne de la création d’évêchés constitutionnels ; celui du Var englobe les diocèses de Fréjus, Toulon, Grasse et Vence, avec siège à Toulon, puis Lorgues.

Naturellement, le clergé non-jureur, fidèle à Rome, ne participe point à ces bouleversements.

Le concordat de 1801 amène la disparition des évêchés de Fréjus et de Toulon, absorbés par le diocèse d’Aix.

L’évêché de Fréjus est rétabli en 1823, ceux de Toulon et de Grasse lui sont rattachés.

Par décret consistorial du 28 septembre 1852 confirmé par décret présidentiel le 22 janvier 1853, l’évêque de Fréjus est autorisé à joindre à son titre celui d’évêque de Toulon.

Le dépeuplement progressif du Haut-Var et l’accroissement de la population côtière, notamment dans la région toulonnaise, le détachement de l’archiprêtré de Grasse du diocèse en 1886, ont abouti à l’isolement de l’évêché de Fréjus.
L’adaptation nécessitée par cet état de choses conduit à la modification du nom du diocèse qui de « diocèse de Fréjus et de Toulon » devient le 28 avril 1957 le « diocèse de Fréjus-Toulon » et se réalise par le transfert de l’évêché de Fréjus à Toulon, centre démographique du diocèse, le 12 janvier 1958.