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Paul Aillaud (15  -1662)

Paul Aillaud est du clergé d’Aix. Docteur en théologie, il sera agrégé au chapitre aixois de Saint-Sauveur. Après la mort de Mgr Canigiani († 1591), avec les chanoines Nicolas de Mimata, vicaire général et official, et Mathieu Arnaud, il participe au projet de fondation du séminaire d’Aix en donnant comme eux 1000 livres pour l’achat d’une maison proche du palais archiépiscopal ; mais ce ne sera qu’en 1658 que pourra aboutir la création de cette institution, par les soins de Mgr de Grimaldi. Membre de la faculté de théologie d’Aix, le chanoine Aillaud appose sa signature le 3 mars 1644 à la censure du livre que le Père Jean de Launoy avait commis sur la présence de Marie-Madeleine en Provence. Paul Aillaud deviendra une référence au point que l’éloge de Gassendi publié à sa mort le présentera comme « ce célèbre M Aillaud, professeur de théologie, directeur de tous les savants de la ville d’Aix, arbitre de tous les différends et dispensateur de tous les bénéfices de la Provence ». Dans une circonstance particulière, on le voit effectivement raffermir dans sa vocation  le jeune François Deydier, futur évêque d’Ascalon, alors qu’ayant reçu les ordres mineurs, il est saisi d’un doute : « Après Dieu c’est à M. Aillaud que je dois ma conversion. » C’est en 1641 que le chanoine Aillaud obtient du chapitre de Fréjus la stalle de théologal, fonction qu’il assume également au chapitre d’Aix. Il meurt le 2 février 1662 et lègue aux Jésuites d’Aix un manuscrit des lettres de saint Augustin, datant du XVème, réalisé dans l’entourage du roi René, orné de miniatures réalisées par le « Maître de Jouvenel des Ursins » (aujourd’hui codex 209 de la Bibliothèque municipale de Marseille), ce qui donne un aperçu de sa bibliothèque et de sa culture.