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Famille Arnaud

La famille marseillaise Arnaud, dans laquelle verra le jour l’évêque de Fréjus en 1834, donnera deux chanoines au chapitre de la cathédrale.

Jérôme-François Arnaud (1793-1873) son père, serrurier établi à Roquevaire, fils de Jean-Baptiste (1747-1839), barillat, et de Madeleine Thobert (1756-1833), épousa en premières noces Françoise Richelme (1793-1833) dont il eut sept enfant ; devenu veuf, il se maria la même année avec Barbe Brunet de qui naîtra Mgr Arnaud (1834-1905).

Du premier lit, Jérôme-François avait donné naissance en 1817 à Jean-Joseph Arnaud ; celui-ci épousa la sœur cadette de sa marâtre, Pascal-Scholastique-Rose Brunet qui, il est vrai, avait vingt ans de moins que son aînée. C’est de ce couple que naquirent les deux chanoines Hippolyte et Marius.

Hippolyte Arnaud (1847-1902)

Marie-Alphonse-Hippolyte Arnaud naît à Auriol, patrie de sa mère où s’est fixé son père comme armurier, le 6 janvier 1847. Il commence ses études sous la direction de son oncle prêtre puis entre au grand séminaire où il est apprécié pour sa nature expansive et joyeuse. Après l’ordination, il devient curé du Bourguet puis, avec le titre de vicaire de Pourrières, assume la charge de la paroisse à cause de l’âge de son vieux curé, l’abbé Hermitte, il est ensuite vicaire à Saint-Tropez pendant quatre ans, puis aumônier du pensionnat des Frères au Luc. Il est transféré à Vinon dont il est curé durant six années. Dans toutes ses fonctions il aura porté le souci d’éveiller et d’accompagner les vocations sacerdotales. C’est dans cette dernière paroisse que le rejoint l’annonce de sa promotion comme chanoine honoraire (prébendé), le 13 décembre 1899, la veille de la préconisation de Mgr Mignot au siège d’Albi, par délicatesse pour son successeur, oncle du nouveau promu. Le chanoine Arnaud est enfin nommé curé de Saint-Raphaël en 1900, dont il démissionne pour cause de maladie en 1902. Il meurt à St-Raphaël le 23 mai 1902 et est inhumé à Auriol.

Marius Arnaud (1853-ca 1941)

Né le 28 août 1853 à Auriol, Marius-Augustin-François-Victor est ordonné prêtre le 15 juin 1878 pour le diocèse de Marseille. Alors que son frère a été fait chanoine la veille du départ de Mgr Mignot en 1899, lui-même, par ordonnance du 15 mars 1900 signée de son oncle évêque, est appelé de la cure de Saint-Calixte de Marseille à l’évêché de Fréjus où il remplacera le chanoine Grisolle comme Secrétaire Général de l’évêché ; il est fait chanoine honoraire la même année. Après le décès de son oncle, il s’éloignera du diocèse et meurt vers 1941.