Logo2 v5

Famille Vian

Cette famille de Lorgues donna de nombreux et saints prêtres tout au long du XIXème siècle : au début du siècle précédent, Honnoré Vian et son épouse Anne Lions donnent naissance à Jean-Joseph Vian (ca 1729-1814). Il sera le père du chanoine Honoré Vian, le grand-père du chanoine Victorin Vian, le bisaïeul du chanoine Eugène Vian et le trisaïeul du chanoine Louis Vian !

Honoré Vian (1764-1838)

Honoré nait le 18 mai 1764, à Lorgues, de Jean-Joseph Vian et de Françoise Bonnefoy. Quand éclate la Révolution, il est vicaire à Cotignac. Il émigre quelques mois en Italie, mais rentre très vite en France pour y exercer le ministère en cachette. Il est saisi, emprisonné sous la Terreur et ne dut son salut qu’à la chute de Robespierre.  Il fait partie des prêtres qui signeront la supplique à Mgr de Beausset, évêque de Fréjus pour demander l’érection de la confrérie des saints anges gardiens. Nommé vicaire au rétablissement du culte, il exerce ses fonctions jusqu’en 1818 où il succède comme curé de Lorgues à Messire de Villeneuve-Bargemon. Il administre ainsi cette paroisse pendant 36 ans dont 20 ans comme curé. Il est fait chanoine honoraire en 1830. Il meurt à Lorgues le 20 septembre 1838, aimé et vénéré de ses paroissiens. On lit sur son tombeau cette épitaphe : « Hic jacet D. Honoratus Vian, can. Paroch. Fide, zelo, verbo et opere notus, longus morbo multa perpessus, obiit anno 1838 die 20 7bris aetatis 74. »

Victorin Vian (1809-1901)

Etienne-Victorin naquit à Lorgues le 7 juillet 1809 d’André Vian, chirurgien et docteur en médecine, qui était le frère du chanoine Honoré Vian, et de Magdeleine Boyer. Victorin grandit dans un milieu fortement imprégné de foi chrétienne et de sincère piété. Après avoir passé le baccalauréat ès-lettres et ès-sciences, il partit pour Marseille où il enseigna quelques temps dans un pensionnat. Il y participa à une retraite prêchée par l’abbé Combalot, qui donna un nouvel essor à sa foi et à sa piété. Emilien (1805-1883) son frère aîné, était déjà prêtre et leur père aurait désiré que son second fils devînt médecin à son tour, voilà pourquoi Victorin alla faire ses études de médecine à Montpellier, qu’il acheva par un doctorat et une thèse sur les tempéraments. Son désir du sacerdoce qui n’avait cessé de s’affirmer se heurtait à la volonté de son père qui, veuf, se serait remarié si ses deux fils avaient embrassé l’état ecclésiastique. En attendant, il obtint le poste de médecin au petit-séminaire de Carcassonne. Il y rencontra le Serviteur de Dieu Melchior de Marion-Brésillac, futur fondateur de la Société des missions africaines. Ayant engagé des études de théologie, il fut ordonné sous-diacre et après s’être ouvert à son père de son projet, acheva son cursus au grand séminaire de Fréjus et fut ordonné prêtre à Lorgues, par Mgr Michel, en 1841. Il fut immédiatement nommé aumônier de l’hôpital de Draguignan desservi par les Sœurs du Bon-Pasteur. Quand Mgr Wicart fonda à Fréjus le collège Saint-Joseph, il en confia la responsabilité à l’abbé Vian qu’il nomma Doyen. Cependant la pénurie de prêtres conduisit bientôt l’évêque à fermer l’établissement ; il offrit une cure importante à son directeur qui préféra le poste modeste d’aumônier du couvent de la Présentation, de Lorgues. Avec son frère, il fit un voyage à Rome à l’automne 1854 et assista à la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception. En 1865, comme le choléra venait d’éclater à La Seyne-sur-Mer, il s’y rendit pour seconder son cousin le chanoine Eugène Vian. Pour honorer son dévouement, Mgr Jordany le nomma alors chanoine honoraire de sa cathédrale. Au départ du principal du collège de Lorgues où il avait lui-même été élevé, il accepta de prendre sa succession. Ce fut son dernier poste où, comme dans chacun de ceux qu’il avait occupés, sa foi débordante, son zèle, sa générosité et ses capacités humaines furent unanimement salués. Quand vint l’âge de se retirer, il s’établit dans sa maison où il vécut encore vingt ans ; il avait obtenu de Pie IX l’autorisation d’y ériger un oratoire domestique où il célébrait la messe. Il était tertiaire franciscain et depuis 1891, membre de l’Association des prêtres adorateurs. Voyant venir la mort, il demanda à recevoir les derniers sacrements et les conclut avec ce cri « Que de grâces, mon Dieu, que de grâces ! Vive Léon XIII ! » Le 4 mai 1901, il s’éteignait doucement, le crucifix entre les mains. C'est son neveu l'abbé Louis Vian (cf ci-dessous) qui officia pour ses obsèques, à Lorgues.

Eugène Vian (1809-1882)

Un frère du chanoine Honoré Vian, Joseph (ca 1757-1839), épousa en premières noces Elisabeth Vacquery (ca 1762-1802), de laquelle il eut Honoré-François-Victor Vian (ca 1785-1842), qui s’établit comme pharmacien à Brignoles. Il y épousa Françoise-Agnès-Eugénie Mélan et y donna le jour à Louis-Joseph-Honnoré-Eugène le 20 septembre 1809. Celui qu’on appellera plus simplement Eugène sera fait chanoine honoraire en 1860, puis deviendra titulaire en 1880. Il meurt à Fréjus le 23 septembre 1882.

Louis Vian (1854-1945)

Louis-Marie-Alexandre naît à Brignoles le 22 août 1854. Son père, André-Gustave Vian, y exerce comme son grand-père la profession de pharmacien, et il est le propre frère du chanoine Eugène Vian. Après son ordination sacerdotale, l'abbé Vian est nommé professeur au petit séminaire de Brignoles, puis vicaire au Luc et enfin à Draguignan (de 1885 à 1902) avant de devenir curé de Saint-Raphaël. C'est sous sa direction ferme et assurée que bien que nouvelle, Saint-Raphaël deviendra une paroisse bien organisée et bien vivante (il fonde notamment des écoles). Il en est récompensé par le camail de chanoine honoraire en 1911 et sera plus tard appelé au Conseil épiscopal. Messire Louis Vian est par ailleurs un orateur très goûté. A la fin de la guerre de 1939, il doit évacuer son presbytère et son église, ce qui hâtera sa fin, précipitée necore par une mauvaise chute. Le chanoine Vian meurt à Saint-Raphaël le 25 juillet 1945 et reçoit sa sépulture dans le caveau familial de Fréjus.

Prochaine réunion du chapitre

 mardi 23 janvier 2018

17h30 rencontre à la sacristie

18h Vêpres à la cathédrale

18h30 Messe pontificale

suivie de la session du chapitre

 

 

Intention de prière de l'Evêque

Le diocèse d'Homs, en Syrie
jumelé avec celui
de Fréjus-Toulon

 

Vigiles dominicales  à la cathédrale de Toulon