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Un nouveau doyen pour le chapitre cathédral

Les chanoines du vénérable chapitre cathédral de Fréjus-Toulon, réunis autour de leur évêque le lundi huit novembre 2021, ont élu à une très large majorité Monseigneur Jean-Yves Molinas comme doyen, pour succéder au regretté chanoine Louis Porte, décédé le 27 août dernier.
Jean-Yves Molinas est né à Alger le 12 août 1947. Obligé de quitter Zéralda, le village de son enfance et le pays auquel il reste profondément attaché, le jeune homme arrive dans les Pyrénées Orientales où un oncle accueille la famille. Mgr Molinas rAux heures douloureuses succèdent celles de la vie adulte et professionnelle mais l’appel au sacerdoce resurgit au-delà des déceptions face à une Eglise elle-même en souffrance. C’est à 36 ans que Jean-Yves Molinas fait son entrée au séminaire de la Castille qui rouvrait précisément ses portes en septembre 1983 grâce à la ténacité de Mgr Madec. L’évêque l’ordonne prêtre le 26 juin 1988 alors qu’il n’a pas encore fini sa formation. L’année suivante, l’abbé Molinas est chargé de la paroisse de Barjols et des paroisses environnantes. C’est à regret qu’il doit quitter neuf ans plus tard le terrain pastoral de ses premières années pour rejoindre Six-Fours où un autre chantier l’attend : celui de la construction d’une nouvelle église qu’il dédiera à sainte Anne. La reconnaissance de la population s’est exprimée à son égard par l’inauguration d’un rond-point à son nom et d’une stèle dévoilée en mai 2017 par le maire de la commune. Après six années de service dans cette dernière paroisse, il est nommé curé de Saint-Pie X, à Toulon, où il n’a pas le temps de défaire ses valises puisqu’arrive presqu’aussitôt sa promotion au poste de vicaire général de Monseigneur Rey, en 2001. Il restera auprès de notre évêque comme principal conseiller jusqu’en 2015, méritant le titre de Prélat de Sa Sainteté, qui lui est conféré par le pape Benoît XVI le 9 avril 2009. Après trois ans de service auprès d’un diocèse deshérité du Canada, Monseigneur Molinas retrouve son diocèse et la charge de vice-recteur du séminaire de la Castille en 2019 puis de recteur en 2020. Depuis septembre 2021, il est aumônier du monastère des Soeurs de Bethléem au Thoronet. Le chapitre et le diocèse se félicitent de cette élection et lui souhaitent un service long et fructueux dans cette nouvelle charge qui lui convient parfaitement.

Les dernières promotions

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2022

Le mercredi 27 avril 2022, en la solennité de la dédicace de la cathédrale de Toulon, Mgr Rey a installé le chanoine Michaël Nachez à la cathédrale Notre-Dame de la Seds.

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2018

Le mercredi 3 octobre 2018, en la fête de saint Cyprien, Mgr Rey a installé le chanoine Charles Mallard à la cathédrale Notre-Dame de la Seds.

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2017

Le mercredi 26 avril 2017, Mgr Rey a installé deux nouveaux chanoines honoraires qui ont reçu à cette occasion les insignes de leur nouvelle fonction dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.        

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2016

Le 19 mars 2016, Mgr Rey a nommé cinq nouveaux chanoines, trois chanoines titulaires et deux honoraires, qui furent installés le 23 juin suivant dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.            

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Les publications

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Morale, histoire, théologie, spiritualité, les chanoines continuent d’apporter leur contribution à la vie du diocèse également par leur recherche et leurs travaux intellectuels.

On trouvera dans cette rubrique quelques références aux publications qui ont vu le jour ces dernières années, même si la liste n’est pas exhaustive.

 

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Mgr Joseph-Jean Heintz, (1886-1958), chanoine d’honneur

Armoiries de Mgr Heintz

Mgr Joseph Jean Heintz

Joseph-Jean Heintz naît à Reims le 29 janvier 1886 dans une famille alsacienne qui avait quitté sa terre natale après l’annexion allemande, fils de Joseph Heintz et de Catherine Eichenlaub. Il est ordonné prêtre le 21 mai 1910 pour le diocese de Reims. Pendant la Grande Guerre, il sert comme aumônier militaire. Il est ensuite curé de Charleville-Mézières quand lui parvient l’annonce de sa nomination sur le siège de Troyes le 7 décembre 1933. Il reçoit la consecration épiscopale le 25 janvier 1934. Très intéressé par les questions liturgiques, il a aussi gardé un profond souci de l’Action catholique depuis le Congrès national de l’Union des Oeuvres tenu à Reims en 1927. Le transfert à Metz le 4 mars 1938 de cet Alsacien porteur d’un réel attachement à la France apparaît comme un signe à la veille de la guerre qui s’annonce. Les troupes allemandes entrent dans sa ville le 17 juin 1940 et la Moselle est annexée de fait le 25 juillet suivant. Les Allemands interdisent la traditionnelle procession du 15 août qui conduit chaque année les Messins place Saint-Jacques, au pied de la statue de Notre-Dame, patronne de la France, érigée à la suite du voeu de la population lors de la Grande Guerre. Mais spontanément les habitants s’y rassemblent en nombre et y déposent des montagnes de fleurs. Parmi la foule impressionnante, la présence de Mgr Heintz ne passe pas inaperçue. Le lendemain, alors qu’il se prépare à dire la messe à 6h30, l’évêché est encerclé et le prélat est sommé de partir dans les deux heures : on veut l’obliger à se mettre en civil, ce qui sera impossible étant donné sa garde-robe forcément dépourvue de ce genre d’effets, on lui confisque jusqu’au calice qu’il comptait prendre avec lui ; il est finalement escorté par deux officiers jusqu’à la ligne de démarcation, partageant le sort des 300 000 Mosellans déjà évacués. Il est alors accueilli par le cardinal Gerlier à Lyon d’où il essaie de gouverner son diocèse éclaté, par sa correspondance, des visites aux Mosellans dispersés, un journal ronéoté, et par l’intermédiaire de ses vicaires généraux restés à Metz. Il se met aussi au service du diocèse de Saint-Flour, foyer très vigoureux de résistance. C’est au cours de cet exil qu’il officie dans la cathédrale de Clermont-Ferrand le 1er décembre 1941 comme co-consécrateur de Mgr Gaudel aux côtés de l’évêque de Nancy, Mgr Fleury, présences symboliques pour le réfugié qu’était aussi l’ordinand. Ayant été intronisé à Fréjus, Mgr Gaudel donnera en 1942 les titres de chanoines d’honneur de Fréjus aux trois évêques consécrateurs NN. SS. Piguet, Heintz et Fleury ainsi qu'à Mgr Ruch, évêque de Strasbourg, empêché par la maladie de participer au sacre. L’évêque de Metz ne pourra réintégrer son diocèse qu’à l’automne 1944. Il s’attachera à la reconstruction, affrontant inlassablement les nouveaux problèmes liés à l’immigration, aux transformations sociales, à l’industrialisation et à la chute des vocations sacerdotales. Il apportera son soutien aux mineurs lors de la grande grève de 1948. Il meurt à Metz le 30 novembre 1958.

On consultera à son sujet le livre de l’abbé Antoine Sutter, Mgr Joseph-Jean Heintz (1886-1958) centième évêque de Metz, pèlerin de l’espérance, Metz, Evêché, 1987.