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RIP

 

Le chanoine Louis Porte s’est endormi dans la paix du Seigneur le 27 août 2021 au matin, avec l’évangile du jour « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure », à l'âge de 95 ans. Après avoir consacré la première partie de sa vie sacerdotale de plus de 72 ans au service des vocations, il a assumé la responsabilité de deux importantes paroisses du diocèse : celle de Draguignan et celle du Mourillon, à Toulon, il a exercé encore de nombreuses responsabilités diocésaines et n’a cessé d’accompagner spirituellement groupes et individus dans une disponibilité totale, jusqu’au bout (lire sa notice dans la liste des chanoines). Agrégé au chapitre cathédral par Mgr Madec le 1er février 1985, installé le 20 décembre suivant, il en devint le doyen en 2005. Professeur d’histoire au Petit séminaire, archiviste diocésain pendant de longues années, il fut le témoin actif d’une période mouvementée et passionnante de l’histoire de l’Eglise et s’en fit l’écho dans sa dimension diocésaine à travers deux ouvrages de souvenirs et de témoignages parus en 2017 et 2019. Ses funérailles ont été célébrées dans la basilique de Saint-Maximin, le mardi 31 août. Il repose parmi les siens au cimetière de sa ville natale.

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Les dernières promotions

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2018

Le mercredi 3 octobre 2018, en la fête de saint Cyprien, Mgr Rey a installé le chanoine Charles Mallard à la cathédrale Notre-Dame de la Seds.

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2017

Le mercredi 26 avril 2017, Mgr Rey a installé deux nouveaux chanoines honoraires qui ont reçu à cette occasion les insignes de leur nouvelle fonction dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.        

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2016

Le 19 mars 2016, Mgr Rey a nommé cinq nouveaux chanoines, trois chanoines titulaires et deux honoraires, qui furent installés le 23 juin suivant dans la cathédrale Notre-Dame de la Seds.            

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Les publications

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Morale, histoire, théologie, spiritualité, les chanoines continuent d’apporter leur contribution à la vie du diocèse également par leur recherche et leurs travaux intellectuels.

On trouvera dans cette rubrique quelques références aux publications qui ont vu le jour ces dernières années, même si la liste n’est pas exhaustive.

 

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Mgr Joseph-Jean Heintz, (1886-1958), chanoine d’honneur

Armoiries de Mgr Heintz

Mgr Joseph Jean Heintz

Joseph-Jean Heintz naît à Reims le 29 janvier 1886 dans une famille alsacienne qui avait quitté sa terre natale après l’annexion allemande, fils de Joseph Heintz et de Catherine Eichenlaub. Il est ordonné prêtre le 21 mai 1910 pour le diocese de Reims. Pendant la Grande Guerre, il sert comme aumônier militaire. Il est ensuite curé de Charleville-Mézières quand lui parvient l’annonce de sa nomination sur le siège de Troyes le 7 décembre 1933. Il reçoit la consecration épiscopale le 25 janvier 1934. Très intéressé par les questions liturgiques, il a aussi gardé un profond souci de l’Action catholique depuis le Congrès national de l’Union des Oeuvres tenu à Reims en 1927. Le transfert à Metz le 4 mars 1938 de cet Alsacien porteur d’un réel attachement à la France apparaît comme un signe à la veille de la guerre qui s’annonce. Les troupes allemandes entrent dans sa ville le 17 juin 1940 et la Moselle est annexée de fait le 25 juillet suivant. Les Allemands interdisent la traditionnelle procession du 15 août qui conduit chaque année les Messins place Saint-Jacques, au pied de la statue de Notre-Dame, patronne de la France, érigée à la suite du voeu de la population lors de la Grande Guerre. Mais spontanément les habitants s’y rassemblent en nombre et y déposent des montagnes de fleurs. Parmi la foule impressionnante, la présence de Mgr Heintz ne passe pas inaperçue. Le lendemain, alors qu’il se prépare à dire la messe à 6h30, l’évêché est encerclé et le prélat est sommé de partir dans les deux heures : on veut l’obliger à se mettre en civil, ce qui sera impossible étant donné sa garde-robe forcément dépourvue de ce genre d’effets, on lui confisque jusqu’au calice qu’il comptait prendre avec lui ; il est finalement escorté par deux officiers jusqu’à la ligne de démarcation, partageant le sort des 300 000 Mosellans déjà évacués. Il est alors accueilli par le cardinal Gerlier à Lyon d’où il essaie de gouverner son diocèse éclaté, par sa correspondance, des visites aux Mosellans dispersés, un journal ronéoté, et par l’intermédiaire de ses vicaires généraux restés à Metz. Il se met aussi au service du diocèse de Saint-Flour, foyer très vigoureux de résistance. C’est au cours de cet exil qu’il officie dans la cathédrale de Clermont-Ferrand le 1er décembre 1941 comme co-consécrateur de Mgr Gaudel aux côtés de l’évêque de Nancy, Mgr Fleury, présences symboliques pour le réfugié qu’était aussi l’ordinand. Ayant été intronisé à Fréjus, Mgr Gaudel donnera en 1942 les titres de chanoines d’honneur de Fréjus aux trois évêques consécrateurs NN. SS. Piguet, Heintz et Fleury ainsi qu'à Mgr Ruch, évêque de Strasbourg, empêché par la maladie de participer au sacre. L’évêque de Metz ne pourra réintégrer son diocèse qu’à l’automne 1944. Il s’attachera à la reconstruction, affrontant inlassablement les nouveaux problèmes liés à l’immigration, aux transformations sociales, à l’industrialisation et à la chute des vocations sacerdotales. Il apportera son soutien aux mineurs lors de la grande grève de 1948. Il meurt à Metz le 30 novembre 1958.

On consultera à son sujet le livre de l’abbé Antoine Sutter, Mgr Joseph-Jean Heintz (1886-1958) centième évêque de Metz, pèlerin de l’espérance, Metz, Evêché, 1987.