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Jules Berlandier (1847-1939)

Jean Jules Berlandier naît à Tarascon le 7 octobre 1847, fils de Claude Berlandier, jardinier, et de Marie Fabre, tailleuse. Le jeune Jules reçoit de sa famille les valeurs de travail et d’honorabilité qui s’y transmettaient de génération en génération. Après des études primaires et secondaires au collège de sa ville natale, il entre en 1867 au Grand Séminaire  pour en sortir prêtre en 1872. Commence alors pour lui une très longue carrière qui le verra successivement vicaire à Trets, curé de Villeneuve-Gageron, professeur au collège catholique d’Aix, curé d’Alleins, Mallemort et de Saint-Pierre de Trinquetaille. L’importante paroisse de Salon ayant perdu son curé en décembre 1906, l’abbé Berlandier y fut nommé à 60 ans, en 1907, assumant une succession écrasante. Il y apporta son expérience pastorale, avec sa parole simple et forte, émue parfois. Non seulement il eut à cœur de maintenir les activités mises en place par son prédécesseur, mais il y fonda encore le Cercle Saint-Michel qui devint un centre d’activité catholique. En pleine guerre, c’est encore à lui qu’on pensa pour l’éminente cure de Saint-Trophime d’Arles devenue vacante en 1916. La primatiale (dont il avait été chanoine) trouva en lui un archiprêtre intelligent et un administrateur avisé et volontaire. C’est sous son autorité qu’y furent célébrées en novembre 1926 les somptueuses fêtes consécutives à la béatification de Mgr du Lau, archevêque d’Arles, martyr des massacres de septembre, présidées par le cardinal Charost, archevêque de Rennes. Pour récompenser l’octogénaire archiprêtre, Monseigneur Rivière, archevêque d’Aix, demanda alors pour lui les honneurs de la prélature. Il allait mener sa paroisse dix ans encore : ce n’est qu’en 1935 qu’il demanda l’assistance d’un pro-archiprêtre qui lui fut accordé en la personne du chanoine Viaud, sans pour autant prendre sa retraite. Entouré des soins de son second, Mgr Berlandier déclina rapidement et s’éteint le 26 mai 1939, servi jusqu’au bout par un tempérament robuste et une parfaite lucidité d’esprit. Ses funérailles furent célébrées le lundi 28 mai, présidées par l’archevêque qui témoigna que le défunt s’était montré prêtre dans toute la force du terme tout au long de sa longue vie sacerdotale. Il avait été fait chanoine honoraire de Fréjus en 1929 par Mgr Simeone.