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Gabriel Brun (1765-1834)

Gabriel naît le 18 avril 1765 à Draguignan, fils de Joseph Brun et de Françoise Bernard et reçoit le baptême le lendemain. Dès ses premières années, il sut allier à une grande vivacité de caractère, la régularité la plus édifiante, laissant chez ses camarades, de longues années plus tard, le souvenir de la piété et de la sagesse qui éclairaient déjà son enfance. Il semblait être destiné à l’état ecclésiastique et entra sans hésiter, après ses premières études, au grand séminaire de Fréjus. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1789. Le jeune prêtre vit immédiatement fondre sur l’Eglise les persécutions qui contraignirent beaucoup de ses confrères à l’exil. L’abbé Brun, lui, resta caché et sans quitter son pays exerça le ministère sacerdotal dans la clandestinité. Arrêté, il subit à Brignoles puis à Draguignan une longue détention. Lorsque la liberté lui fut rendue, le courageux confesseur de la foi continua à prodiguer ses secours au plus grand nombre jusqu’au jour où la liberté de culte fut rendue à la France. Le territoire du diocèse de Fréjus ayant été englobé dans le nouveau diocèse d’Aix, son archevêque, Mgr de Cicé, nomma l’abbé Brun vicaire dans sa ville natale de Draguignan. Lors du rétablissement du diocèse de Fréjus, Mgr de Richery voulut confier à ce digne prêtre la cure du chef-lieu du département. L’abbé Brun recevait en même temps la responsabilité de tout l’arrondissement. Il y fit régner une heureuse harmonie entre les autorités religieuse et civile. En parfait accord avec son évêque, il donna comme lui le témoignage d’une attention toute particulière aux pauvres, multipliant les aumônes au point de ne rien laisser à sa mort. Mgr de Richery qui voulait le conserver sur sa paroisse le distingua tout naturellement comme chanoine honoraire dès 1825, soit deux ans à peine après le rétablissement du chapitre. Le chanoine Brun eut encore le souci de l’éducation de la jeunesse et s’employa à établir à Draguignan une maison de Frères des écoles chrétiennes, projet que les évènements de 1830 ne permirent pas de mener jusqu’au bout. Le vénérable curé de Draguignan s’éteint dans la ville où il avait vu le jour et à laquelle il avait consacré toute sa vie, le 22 octobre 1834.