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Jean-Baptiste Quinel (1734-1792)

Jean-Baptiste Quinel naît en 1734 à Coutances, diocèse pour lequel il est ordonné prêtre. C'est lui, probablement, qu'il faut reconnaître dans ce chanoine chancelier de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, Jean-Baptiste Quinel, qui accorde en 1771 une prébende vicariale dans le bas choeur de la cathédrale, à un bénéficier de Saint-Salvi, Pierre Malavaysse. En 1775, Mgr de Bausset-Roquefort, évêque de Fréjus, qui le connaît lui donne des lettres de vicaire général ; selon l’usage de l’époque, l’évêque distribue ce genre de dignité à des parents ou amis : entre 1766 et 1789, on en compte plus de vingt dont un tiers seulement occupent une fonction dans le diocèse. Le chanoine Quinel est ensuite pourvu de la stalle de sacristain de Fréjus laissée vacante par la mort de messire Louis de Suffret, en janvier 1786. Parmi les autres bénéfices que cet ecclésiastique d’Ancien Régime avait obtenus, il faut signaler le prieuré de Sauviat, au diocèse de Clermont, qu’il avait acquis en 1782 et pour lequel il avait réalisé d’importantes réparations au château prioral ainsi qu’au moulin de la Dore ; il en fut le dernier seigneur-prieur avant la nationalisation décrétée par l’Assemblée constituante. Cependant tous ces bénéfices n'impliquent aucune résidence : en effet, le chanoine Quinel habite ordinairement à Paris depuis 1764. Il se défait d'ailleurs de son bénéfice fréjusien à la veille de la Révolution française puisqu'on voit le chanoine Marc-Antoine Albin obtenir au détriment de Ferdinand de Bausset la stalle de sacristain de Fréjus en décembre 1789. Un temps résidant rue l'Evêque, dans la capitale, c'est finalement rue Croix-des-Petits-Champs, à deux pas du Louvre, que le ci-devant chanoine rend son âme à Dieu le 4 octobre 1792.