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Famille Fenilisfenilis

Au cours du XVIème siècle, la famille Fenilis (alias Fenilles) donna au moins deux chanoines au chapitre de Fréjus et un bénéficier de la cathédrale, Honorat Fenilis, qui fut dénoncé pour avoir une maîtresse, au cours de l'enquête menée en 1546 par le vicaire général Boniface Pignoli, mort en 1561.

Barthélémy Fenilis

Il est cité comme chanoine de Fréjus quand il résigne le 8 mars 1511 la chapellenie de Notre-Dame et Saint-Antoine à Seyne (au diocèse d’Embrun). C'est dans la maison du chanoine Barthélémy Fenilis, vicaire de l'évêque de Fréjus Franciotto Orsini, qu'est signé l'achat d'un four pour la communauté de Montauroux le 20 février 1526 et la même année c'est encore lui qu'on rencontre comme témoin, avec les mêmes qualités, lors d'une transaction entre l'évêque, le chapitre et la communauté de Fréjus pour mettre fin à un différend qui dure depuis Nicolas Fieschi au sujet des droits seigneuriaux, le 14 septembre. Il semble avoir été avec le prévôt Ange Odon de Confinio l'homme de confiance du cardinal Franciotto Orsini et c'est peut-être lui qu'il faut encore reconnaître dans un bail des moulins de Fayence le 18 mars 1527, dont le nom est lu par le rédacteur du cartulaire de l'évêché au XVIIIème siècle "Bartholomeus Fontis" et qui est qualifié de vicaire général et chanoine à la fois de Fréjus et de Vence.

 

Famille Fenilis

Georges Fenilis

Il est probable que c'est par résignation de son parent Barthélémy - frère ou oncle - que Georges Fenilis obtint une stalle de chanoine de Fréjus qu'il occupa à partir de 1528. Il fit son hommage à la cour des comptes d'Aix, le 12 janvier 1531. La même année, il obtint le prieuré de Saint-Maurice de Reynier (à Ampus) et, en 1539, le vicariat de Mons. Il fut le vicaire général de Franciotto et de Leone Orsini et administra le diocèse au nom de ce dernier entre 1536 et 1538. Georges Fenilis s’était vu attribuer en 1536 la stalle de prévôt qu’occupait Leone Orsini, et la garda jusqu’à sa mort, qui intervint avant 1542.

Le linteau de la sacristie de la cathédrale de Fréjus, bien que martelé, en rappelle encore le souvenir : au centre, deux anges tiennent une couronne végétale dans laquelle figure un monogramme martelé (initiales GF ?) où se distingue une croix centrale surmontée d’une couronne ducale. De part et d’autre de cette figure, le même blason portant une fasce accompagnée de trois étoiles à huit branches, deux en chef et une en pointe, et surmonté d’un chapeau ecclésiastique à six houppes de chaque côté figurerait les armes du Prévôt Georges Fenilis.

Quand il rédige son testament le 16 octobre 1567, Honoré Foulques, de Draguignan, sieur de La Garde et de la Motte, lègue à son fils, le prévôt Jean Foulques, une maison et étable sises à Fréjus, auprès du chapitre, "joignant avec estable de Monsieur le chanoine Feniles". Il ne peut s'agir du chanoine Georges déjà décédé, ni raisonnablement de Barthélémy. Un autre membre de la famille a-t-il intégré le chapitre ou fait-on alors allusion au nom d'un ancien propriétaire défunt ?