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François Laugier (1832-1902)Laugier

Marie-Marc-François Laugier naît à Draguignan le 5 mai 1832, fils de Joseph Laugier, avocat, et de Marguerite Gualtier. Il ressent très jeune l’appel à la vie sacerdotale, fasciné par la liturgie et, malgré sa nature exubérante se montrera toujours un très rigide observateur des règles ecclésiastiques. Après le grand séminaire de Fréjus et son ordination le 8 juin 1856, il est nommé professeur de rhétorique au petit séminaire de Brignoles (il avait enseigné un temps avant son ordination au collège Saint-Joseph de Fréjus), puis il fait un court séjour comme vicaire à La Seyne (1863-1864) avant de retrouver avec la même fonction sa ville natale. Il est encore jeune quand il est appelé en 1882 à devenir chanoine titulaire, en remplacement du chanoine Vian : sa nomination ayant été agréée par le Gouvernement le 10 novembre, il est installé le dimanche 26 novembre après avoir fait sa profession de foi entre les mains de l'évêque puis officia à la grand messe en ce jour de la fête de saint Léonce, à laquelle Sa Grandeur assista pontificalement. Quelques mois plus tard, il est appelé à succéder au chanoine Infernet (mort en février 1883) comme vicaire général. Il avait les qualités nécessaires à cet emploi : esprit fin et sagace, grande puissance de travail, rare facilité à parler et à écrire tant en français qu’en latin, une conscience très droite et un sentiment très vif de sa responsabilité. A la mort de Mgr Terris en 1885, il est élu vicaire capitulaire en 1885 avec le chanoine Terris, neveu du prélat défunt. Le 5 septembre 1886, quatre jours après la promulagtion du décret pontifical rattachant l'arrondissement de Grasse au diocèse de Nice, c'est lui qui prend possession du siège de Fréjus au nom de Mgr Oury qui ne fera son entrée dans sa ville épiscopale que le 16 septembre. C'est encore lui qui prend possession du siège de Fréjus au nom de Mgr Mignot en 1890. Mais ayant été refusé par le gouvernement comme vicaire général du nouvel évêque, le chanoine Laugier, déchargé de sa responsabilité, préféra à l'archiprêtré de Brignoles qu'on lui proposait, l'humble poste d'aumônier des religieuses de Sainte-Marthe et de leurs orphelines à Draguignan où il se retira non sans souffrance : il devient alors chanoine honoraire. Il y meurt dans la paix le 31 décembre 1902. Curieux d’histoire, il avait sur conserver les anciennes et vénérables traditions du diocèse (on lui doit un précieux ouvrage intitulé Le schisme constitutionnel et la persécution du clergé dans le Var, publié en 1897.). Il était aussi chanoine honoraire de Monaco (depuis janvier 1888), chevalier de l'ordre pontifical Pro Ecclesia et pro Pontifice (octobre 1888).