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Mgr Louis-Jean-Baptiste-Emilien Touzé (1844-1930)

Louis-Jean-Baptiste-Emilien Touzé naît né le 5 août 1844 à Hyères, fils d’Antonin-Louis-Grégoire Touzé, jardinier, et de Louise-Catherine-Reine Sabatier. Il est ordonné prêtre le 19 septembre 1868. Il est immédiatement nommé professeur au petit séminaire de Brignoles où il avait été élève et où il se révéla un excellent maître. Il dut, au bout de sept ans prendre un temps de repos dans sa ville natale auprès de sa mère. Il est ensuite nommé aumônier de l’hospice de la ville. Il y resta à Hyères huit ans comme aumônier et quinze ans comme vicaire. Il lui fut difficile de quitter sa chère cité où il se donna sans réserve, quand Mgr Mignot le nomma curé de Saint-Raphaël en 1899 où il resta seulement trois mois, car à peine arrivé, Mgr Arnaud, son successeur en fit son vicaire général et le nommait chanoine honoraire de la cathédrale, le 19 mars 1900. A la mort de l’évêque, il fut élu vicaire capitulaire le 18 juin 1905 avec le chanoine Roudier et assura la vacance du siège. A la fin de cette même année, au cours d'une visite de son ancien condisciple, Mgr Latty, venu se reposer dans sa famille à Cagnes, le chanoine Touzé fut honoré du titre de chanoine honoraire de Châlons. Il redevint vicaire général de Mgr Guillibert et se montra un collaborateur extrêmement précieux au temps des spoliations, apportant notamment un soin particulier au recrutement sacerdotal. Sur proposition de l'évêque, le chanoine Touzé est élevé à la dignité de Prélat de la Maison de Sa Sainteté par bref du 22 mai 1906. Pendant vingt ans, il aida Mgr Guillibert à reconstituer le diocèse sur de nouvelles bases et à soutenir les prêtres dans leurs épreuves sans cesse grandissantes. Il fut de nouveau élu vicaire capitulaire, à 82 ans, à la mort de l’évêque, en 1926. Toujours vaillant, il célèbre ses noces de diamant à Hyères en 1928 et y meurt le 6 janvier 1930. On a de lui une Notice sur la chapelle et la statue de N.-D. de Consolation à Hyères, opuscule de 24 pages (1883) et une Etude sur Massillon, opuscule de 80 pages (1897).