Guillaume Augery
Un Guillaume Augery, né vers 1560 obtint de la municipalité de Fréjus une bourse d’études à Paris au début des années 1580 « pour servir aux affaires communales » : en 1582-1583 ce sont ses oncles Jean Mottet et Jacques Camelin qui reçoivent procuration pour la recevoir.
Ce qui nous permet de deviner sa famille maternelle : petit fils de Bertrand Mottet et de Madeleine de Pontevès, il a pour oncle Jean Mottet, commis aux recettes de la Gabelle à Fréjus et pour tante, Anthouronne Mottet, épouse de Jacques Camelin, trésorier, lieutenant du viguier, premier consul de Fréjus en 1570 et père (d’un premier mariage) de Barthélémy Camelin, le futur évêque de Fréjus.
Les Augery, famille bourgeoise de Fréjus qui a son tombeau dans la cathédrale, a donné un Etienne Augery, conseiller en la cour du sénéchal dans les années 1543-1546, fournira plusieurs consuls à la ville (Jacques Augery est premier consul en 1612) et s’illustrera régulièrement jusqu’à François-Antoine d’Augery (1685-1769), avocat en la cour et procureur du roi, ami de Mgr Martin du Bellay. Plusieurs prêtres en sortiront (autre Guillaume, Antoine), dont un dominicain de Fréjus.
C’est probablement ce même Guillaume Augery, devenu docteur en droits qui, à la faveur de l’occupation du siège par le fils de son oncle, Barthélémy Camelin dès 1594 occupera à partir de l’année suivante la stalle au chapitre de Fréjus qui correspond à la 11ème prébende jouissant du prieuré de Sainte-Madeleine à Espérel et 48 livres sur la collégiale de Draguignan. Il l’abandonnera en 1601 à Nicolas Antelmy pour prendre celle, plus avantageuse, de sacristain qu’il occupera désormais.
Le 22 septembre 1609, alors qu’il souscrit à une transaction entre l’évêque et les habitants de Fréjus, le chanoine Augery est qualifié de professeur de sainte théologie (on sait que c’est le moment où l’évêque nourrit le désir de fonder un séminaire mais qui ne verra vraiment le jour qu’en 1677). Le chanoine Augery jouit encore du prieuré de Spéluque, à Montfort, entre 1620 et 1626.
Il saura faire bon usage de ses différents revenus puisqu’il fondera un legs pour doter une pauvre fille de la ville, qu’on voit déjà délivré en 1628.

