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Joseph-Pierre-François Gairoird (1771-1860)

Joseph-Pierre-François Gairoird naît le 29 avril 1771 à Toulon, fils de Charles-Vincent Gairoird, négociant, et d’Elisabeth Fauchier, son épouse. L’enfant est baptisé le même jour à l’église Saint-Louis, par l’abbé Gasquet. Il est élève au grand séminaire d'Aix en 1790 quand on procède à l’élection de l'évêque constitutionnel des Bouches-du-Rhône : avec d'autres ecclésiastiques, il dispose alors la cloche du séminaire de façon « qu'elle ne puisse sonner selon les ordres du département ». Réfractaire, il se réfugie à Nice après les fêtes de Pâques 1792 par voie de terre, déguisé en garde national. Il prend la direction de Turin le 29 septembre 1792, poussé par l’avancée des troupes du général Anselme, en passant par Saorge, le col de Tende et Roccavione. Il gagne ensuite Casale, Plaisance, Parme, Reggio, Modène, Bologne, Macerata, Lorette, Rome, Sienne, Livourne et Gênes. En octobre 1793, il sollicite en vain des consuls anglais de ces deux dernières villes un passeport pour retourner à Toulon et l’obtient finalement vers le 5 novembre en s’adressant au consul espagnol à Livourne. Il rentre à Toulon le 30 novembre sur un bâtiment de commerce, au moment où la flotte anglo-espagnole reprend la ville. Les troupes de la Convention établissent alors son siège : l’abbé Gairoird arrive à la quitter le 28 frimaire an II (18 décembre 1793), la veille du jour où l'armée révolutionnaire investit Toulon. Le navire espagnol sur lequel il a trouvé place le conduit à Port Mahon, puis à Carthagène. Il séjourne plus tard à Tolède et au couvent de Talavera de la Reina. C’est au cours de l’automne 1795 qu’il regagne de nouveau la France par Puycerda pour vivre caché à Toulouse chez son frère, jusqu'au Concordat. De retour dans le diocèse au rétablissement du culte, il est nommé vicaire de Saint-Louis à Toulon en 1804, puis curé de Solliès-Toucas et enfin d'Ollioules en 1824 où il passera le reste de sa vie. Un tel parcours aurait du le signaler à la bienveillance de Mgr de Richery  ou de son successeur, Mgr Michel qui le connaissait bien pour avoir été curé de Toulon dans les premières années du siècle, l’abbé Gairoird dut cependant attendre Mgr Wicart pour être distingué comme chanoine honoraire en 1851. Il meurt à Ollioules le 31 décembre 1860.