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Hippolyte Arène (1861-1953)

Joseph-Hyppolite nait à Hyères le 15 septembre 1861, fils d’André-François-Victor Arène, coiffeur, et de Marie-Virginie Petit. Dès sa jeunesse, son assiduité à l’étude, son jugement sûr et sa vie intérieure que traduit une authentique piété laissent deviner ce que sera son parcours. Il est effectivement ordonné prêtre le 24 juin 1885. Sa santé délicate ne lui permettra, après quelques mois de vicariat à Reynier puis à Saint-Tropez, que d’occuper des postes d’aumônier pendant plusieurs années, notamment à Sainte-Clotilde à Toulon. Il enseigne un temps au petit séminaire et reprend des cours auprès de la faculté catholique de Lyon pour obtenir finalement en 1897 une licence ès lettres à Paris. En 1904, on lui confie un ministère d’enseignement au grand séminaire de Fréjus où il occupe la chaire d’Ecriture Sainte et de liturgie. En janvier 1907 il remplace le chanoine Antoine Arnaud comme supérieur et est élevé à la dignité de chanoine honoraire pour laquelle il est installé le 18 octobre de la même année. Jusqu’en 1917, le chanoine Arène présidera ainsi aux destinées du grand séminaire éxilé par les lois anticléricales à Hyères (l’institution reviendra alors à Fréjus avant de s’établir définitivement au domaine de la Castille) et où tout est à reconstruire après l’orage de la séparation. Après douze ans d’une activité incessante, il sera contraint à un peu de repos et passera cinq ans à l’orphelinat Saint-Joseph de Boulouris, comme aumônier. En 1921, le chanoine Arène est choisi par Mgr Guillibert comme vicaire général et, par un bref du 10 février 1921, est honoré du titre de Prélat de la Maison de Sa Sainteté. Il devient chanoine titulaire de la cathédrale en 1924. Sous un abord un peu froid, il exerce cette nouvelle responsabilité avec une dignité exemplaire et une âme de prêtre toujours noble et droite. En 1932, Mgr Arène n’est plus que chanoine honoraire de nouveau, puis se retire en 1938 à Rocheville (sur la commune du Cannet) chez les Sœurs du Bon Pasteur dont il était le supérieur ecclésiastique, mais revient à Toulon en 1952 finir ses jours parmi ses neveux. Il y meurt le 17 octobre 1953. Ses obsèques sont célébrées dans l’église Saint-Cyprien.