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Antoine Maille  (    -1679)

Antoine Maille conquit sa licence in utroque et fut chanoine de Fréjus durant le troisième quart du XVIIème siècle. Il occupait déjà la stalle de sacristain quand, en 1650, des paysans travaillant la terre aux abords de la ville découvrirent une magnifique statue de marbre de Paros ; Antoine Maille rle chanoine Maille qui devait avoir quelque intérêt pour l’art la sauva en leur achetant ce qu’on identifia immédiatement comme une Vénus antique. Mais l’affaire eut assez de retentissement pour qu’à son tour le Premier Président d’Oppède, qui était alors intendant de la Province, la réclame. Elle fut ensuite transportée à Paris, puis exposée dans le palais des Tuileries en 1678, avant d’être installée dans les jardins du château de Versailles vers 1685. Celle qu’on appelle aujourd’hui « l’Aphrodite de Fréjus », considérée comme la meilleure copie de l’œuvre grecque en bronze de Callimaque désormais perdue, est maintenant exposée au Louvre, sans qu’on soit tout à fait sûr qu’il s’agisse de la même (celle du chanoine Maille avait une étoile sur la tête et le marbre présentait des veines qui rosissaient ses joues…). Mais notre chanoine s’occupait aussi d’autres choses : il fut vicaire général et fit fonction d’official ("official général substitut du diocèse"). Ayant assumé ces charges jusqu’à la fin, Antoine Maille mourut à Fréjus le 14 janvier 1679, après avoir reçu les sacrements, et fut inhumé le lendemain dans une des tombes réservées aux chanoines, dans le chœur de la cathédrale. C’est probablement lui qu’il faut reconnaître dans les trois vicaires capitulaires qui furent désignés par les chanoines à la mort de Monseigneur de Clermont-Tonnerre en 1678 et qu’indique Espitalier : « le prévôt Jean de Coriolis, Bernardin de Camelin et Pierre (sic) Maille », en faisant visiblement une erreur sur le prénom. En revanche, on connaît un abbé Pierre Maille qui fut bénéficier de la cathédrale de Fréjus et mourut en 1692.