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Famille Fulconis

Blason famille FulconisJean Fulconis ou Fouques naquit à Draguignan et y fut tonsuré le 10 juin 1539, par Antoine Imbert Filholi, archevêque d'Aix. Il reçut le sous-diaconat à Lorgues, le 20 mars 1546, le diaconat à la cathédrale, le 19 décembre 1551. Bachelier en droit, il est pourvu de la stalle de prévôt avant même d'avoir reçu les ordres majeurs : au moins en 1545, en 1540, disent les Gallia. On le voit passer une transaction avec les habitants de Claviers, dont il est seigneur, le 15 octobre 1545, y assister à la visite du vicaire général, Boniface Pignoli, le 30 octobre de l'année suivante, participer à l'assemblée du clergé de France le 27 février 1553. A la mort de Leone Orsini, en 1564, le prévôt assiste, avec le chanoine Pierre Bonnaud, le vicaire général d’Aix pour le gouvernement du diocèse durant la longue vacance qui s’ensuivit. En 1567, il mène l'enquête prescrite par le Souverain Pontife pour permettre à l'abbé du Thoronet, Jean Clausse, d'appeler de nouveaux habitants à Sainte-Maxime, territoire relevant de son abbaye. En 1570, Jean Fulconis se permet d’aliéner le fief de Baudron, pourtant attaché à la fonction prévôtale comme celui de Claviers dont il arrente les droits seigneuriaux, mais ces transactions seront cassées après lui. Prieur de ces deux bénéfices, notre prévôt acquiert encore celui de Saint-Siméon, à Tourettes, en 1582. Plus ennuyeux, il semble que Jean Fulconis ait conservé à son service comme esclave un Turc qui avait été baptisé, ce que ne manqua pas de dénoncer le conseil communal de Fréjus. Avec la quasi-totalité des chanoines, le prévôt résolut de quitter la ville, à la suite de l'émeute de 1588 et se retira avec le chapitre à Châteaudouble. A la toute fin de l’année 1592, il résigne sa charge de prévôt et meurt un mois plus tard, le 5 janvier 1593, au château de la Garde, entre Châteaudouble, Montferrat et Figanières, que son père avait acquis et qui lui vaut aussi le nom de Fouques de la Garde (le château fut rasé deux ans plus tard dans les conflits qui déchiraient la région). Le Prévôtl fut enseveli le 11 janvier dans l'église de Montferrat, devant l'autel du Corpus Domini, accompagné par le clergé des environs et « plusieurs notables personnes ». Son compatriote, le chanoine théologal Maurice Segond, présida la cérémonie et « la prédication et oraison funèbre, disent les archives, fut honorablement faicte. »

Deux autres chanoines de Fréjus illustrent cette famille : Abel Fulconis, cité en 1556, et un autre Jean Fulconis, qui apparaît comme chanoine en 1594 (fut-il bénéficiaire d’une résignation de la part de son parent et homonyme ?), mort à Fréjus le 6 décembre 1607 et inhumé le même jour dans la cathédrale.