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Famille Jauffret

Deux frères épousèrent deux sœurs qui étaient leurs cousines germaines :

Joseph-Louis Jauffret (1798- ), cordonnier, et son frère Marc-Antoine (1801-1851), boulanger, fils de Louis Jauffret (1765-1842), cordonnier à Rians et de Marie-Madeleine Lachaud épousèrent respectivement Marie-Thérèse Jauffret (1798-1861) et Elodie-Baptistine Jauffret (1801-1840), filles de Joseph Jauffret (1773-1823), boulanger à Rians et de Françoise Thenoux (1775-1864). Or Louis et Joseph étaient tous deux fils d’Ignace-Sauveur Jauffret (1738-1821), vitrier à Rians et de Marie Etienne.

Joseph-Louis fut le père du chanoine Joseph Jauffret, Marc-Antoine, du chanoine Marius Jauffret.

Cette famille chrétienne a ainsi donné plusieurs prêtres édifiants au cours du XIXème siècle comme l’abbé Thanoux (au cours du XIXème siècle le nom de famille s’orthographie indifféremment Thenoux, Thanoux, Athanoux), arrivé plein de zèle vers 1832 pour prendre la cure de Vinon où on l’avait nommé à la suite de trois mois de vacance du poste - le prédécesseur ayant dû quitter la cure à cause de l’impiété de la population - et qui mourut quarante-cinq ans plus tard en odeur de sainteté.

Joseph Jauffret (1823-1897)

Joseph-Ignace Jauffret naquit à Rians le 18 septembre 1823. Il était fils de Joseph-Louis Jauffret, cordonnier, et de Marie-Thérèse Jauffret. Il fut curé-doyen de Besse, puis d’Aups. Après un long ministère dans cette paroisse, il présenta sa démission en 1896. Mgr Mignot, voulant reconnaître les services et la vertu de ce prêtre vénéré de ses confrères et de ses paroissiens pour sa bonté, sa douceur, sa piété et sa charité inépuisable, le nomma alors chanoine honoraire de Fréjus. Il se retira parmi les siens et mourut l’année suivante à Rians sa patrie, le 29 octobre 1897.

Marius Jauffret (1827-1901)

Léon-Henri-Marius Jauffret naquit à Rians le 19 février 1827, fils de Marc-Antoine, boulanger et d’Elodie-Baptistisne Jauffret. Dès l’âge de 10 ans, le jeune Marius fut placé au collège de Lorgues. Il perdit sa mère au début de ses études classiques. Montrant des signes de vocation, il fut ensuite placé au petit séminaire de Brignoles. Admis au grand séminaire de Fréjus en 1845, il n’avait pas l’âge requis pour exercer le ministère à l’issue de ses études, et fut envoyé pour enseigner à l’Institution Saint-Joseph de Fréjus (qui ferma ses portes en 1854). L’abbé Jauffret devint ensuite vicaire à Cannes. Après six ans, il poursuivit comme vicaire à La Seyne, où il ne demeura que deux années. Nommé à la cure de St-Louis de Toulon, son curé, l’abbé Rouvier, y créa un quatrième poste de vicaire pour s’attacher l’abbé Jauffret dans sa nouvelle paroisse. Il y assura aussi à la demande de la supérieure qui avait apprécié son art de la direction spirituelle, l’aumônerie du Saint-Enfant-Jésus. Bien que Monseigneur Jeancard, son ami, lui eut fait en 1873 des offres très honorables pour une cure importante du diocèse de Paris, il préféra ne pas quitter son cher diocèse. Après sept ans passés à Toulon, Mgr Terris lui confia la cure de Barjols en 1880. Pendant sept ans encore, le jeune doyen y donna la mesure de son talent d’administrateur. Il succéda ensuite au curé-doyen de la Seyne où il mit à exécution tous les projets de son prédécesseur. Avant de quitter le diocèse, Mgr Oury tint à lui donner le camail de chanoine honoraire, en 1890. Le chanoine Jauffret mourut à La Seyne le 18 juillet 1901.