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Léon Guérinet (29 mars 1462- 18 juillet 1472)


Lui aussi, originaire de l’Anjou, Léon Guérinet était fils de Jean Guérinet et Perrette Grasseteau, frère de Denys, Jean, François et Perrette, épouse de Jean Payen, seigneur de la Fougereuse.
Il fut conseiller au Parlement de Paris, chanoine de Poitiers et doyen de cette Eglise avant d’en devenir l’évêque.
S’il participe à l’élévation des reliques de saint Vincent Ferrier à Vannes, début juin 1456, on ne voit pas pourquoi Dom Guy-Alexis Lobineau, dans ses Vies des saints de Bretagne (Rennes, 1724, p.130) lui donne déjà le titre d’évêque de Poitiers puisque son prédécesseur, Jacques Jouvenel des Ursins, ne mourra que le 12 mars 1457.
Des démêlés avec son chapitre l’obligèrent à se retirer au château de la Roche-Posay dont les seigneurs sont alliés à sa famille. André Duchesne, dans son Histoire généalogique de la maison des Chasteigners (Paris, 1634, p.475) prétend au contraire qu’élu par le chapitre, Léon Guérinet se serait trouvé en concurrence avec Jean du Bellay, nommé par le roi et que c’est dans l’attente de la solution apportée par la permutation de 1462, qu’il aurait choisi cette retraite.
Quoi qu’il en soit, c’est bien cette année que l’évêque de Fréjus, Jean du Bellay, désireux de se rapprocher de sa patrie échangera avec Jean Guérinet, moyennant une rente de 600 francs sur les revenus de la mense de Poitiers.
C’est ainsi qu’il est préconisé évêque de Fréjus le 29 mars 1462. Avant même de s’y rendre il y envoie son frère, Denis Guérinet, prêtre et licencié en droit dont il fit son vicaire général ; un autre frère, François, est associé à ses affaires ainsi qu’un neveu qui porte le même prénom que lui, Léon, qu’il nomma viguier de Fréjus malgré sa jeunesse et son incapacité. Ce choix valut à l’évêque une sévère réprimande du sénéchal de Provence, qui lui ordonna de le renvoyer et de ne nommer un autre viguier qu’avec son agrément. On rencontre encore un Jean « Garineti » et un autre neveu, Jean Brunet, qui est son agent d’affaire et que l’oncle marie et dote à Fréjus.
On ne lui connaît pas d’activité outre que temporelle : il engage un procès avec les habitants de Fréjus sur la seigneurie de la ville.
Finalement, il décide de se démettre en 1472, se réservant une pension de 1500 florins qui lui fut versée encore plusieurs années.
Il revint finir ses jours dans sa région d’origine. On ignore la date de son décès qui eut lieu après le 9 octobre 1482, jour où il préside encore une cérémonie pour René d’Anjou, dans le cadre des funérailles définitives du roi à Angers.