Logo2 v5

Mgr Jean-Julien Weber (1888-1981), chanoine d’honneur 

Blason Mgr Jean Julien WeberJean-Julien Weber naît le 13 février 1888 à Lutterbach, sous domination allemande, dans une famille ayant opté pour la nationalité française : son père, Albert Weber, ancient combatant, gueule cassée de 1870 est militaire de carrière. Jean-Julien entre au séminaire en octobre 1905 mais doit effectuer son service militaire le 7 octobre 1909 dans l’armée française. Il le termine le 1er octobre 1911 avec le grade de sous-lieutenant, pour achever ses études. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1912 au titre de la Société des Prêtres de Saint-Sulpice. A la déclaration de guerre, il est rappelé le 2 août 1914 et affecté dans les Vosges, en Alsace (où il est blessé au combat de Muckenbach), puis à la défense de la Marne où il est de nouveau blessé à Notre-Dame de Lorette, ce qui lui vaut de quitter le front de mai 1915 à avril 1916; il est de retour en Champagne, puis viennent la Somme et la seconde bataille de la Marne. Mgr Jean Julien WeberDe cette longue et douloureuse expérience, « Monsieur » (titre en usage chez les Sulpiciens) Weber restera marqué toute sa vie. Il est de retour dans son diocèse libéré et après avoir enseigné à Nancy, est bientôt appelé à prendre la direction du séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux. Il réendosse l’uniforme en septembre 1939 et est démobilisé sans combat le 23 juillet 1940. Il reprend ses fonctions religieuses et se voit nommé le 1er juin 1945 coadjuteur de Mgr Ruch, évêque de Strasbourg, avec le titre d’évêque de Messene, pour lui succèder à sa mort quelques mois plus tard, le 29 août de la même année. C’est précisément en 1945 qu’il est fait chanoine d’honneur de Fréjus par Mgr Gaudel qui l’avait eu pour formateur au séminaire de Nancy. Mgr Weber jouera un rôle fondamental dans l’Eglise alsacienne d’après-guerre, parallèlement à une carrière active dans la réserve (d’où sa devise, semblable à celle de Mgr Oury : Utrique fildelis). Il participe au quatre sessions du concile Vatican II, au cours duquel il est élevé au rang d’archevêque à titre personnel le 25 mars 1962 (ce n’est qu’en 1988, au profit de Mgr Brand, que le diocèse sera élevé au rang d’archevêché). L’archevêque-évêque de Strasbourg se retire le 30 décembre 1966 et y meurt le 13 février 1981. Il est inhumé à Ribeauvillé.

Prochaine réunion du chapitre

 mardi 3 octobre 2017

17h30 Vêpres
à la cathédrale

18h Messe pontificale

19h réunion du chapitre

 

Intention de prière de l'Evêque

Le diocèse d'Homs, en Syrie
jumelé avec celui
de Fréjus-Toulon

 

Vigiles dominicales  à la cathédrale de Toulon