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Mgr Marie-Louis-Henri Ardoïn (1842-1935)

Marie-Louis-Henry naît le 13 février 1842 à Draguignan, fils du maire de la ville, le docteur Honoré-Antoine Ardoïn et de son épouse, Louise-Anastasie-Désirée Maure. Il fait ses études ecclésiastiques au séminaire Saint-Sulpice, à Paris dont il conserva, avec les vertus sulpiciennes, un souvenir plein de reconnaissance. Il est ordonné prêtre le 10 juin 1865. Il commença aussitôt son ministère auprès des enfants et des jeunes puisque le 16 juin de la même année, il est aumônier du Patronage de Draguignan, qu’il dotera avec ses ressources personnelles de la cour et de l’immeuble qu’il occupa des décennies. Après un court vicariat à Saint-Tropez, il revint dans sa ville natale pour continuer l’œuvre du Patronage et fonder avec l’abbé Jourdan de la Passardière, l’Œuvre de l’Oratoire ou des missions diocésaines. C’est alors qu’il fut appelé dans le diocèse à annoncer la parole de Dieu, jusqu’à la dissolution de l’Oratoire ; il devint alors aumônier des religieuses de Sainte-Marthe, à Draguignan. En 1891, Mgr Mignot qui avait été son ami au séminaire Saint-Sulpice, le nomma chanoine honoraire de sa cathédrale et supérieur du Petit Séminaire de Brignoles. En 1893, il l’élevait à la dignité de vicaire général honoraire et en 1896 à celle de vicaire général titulaire (nomination agréée par décret du Président de la République, en date du 21 mai). Devenu archevêque d’Albi, Mgr Mignot le nomma encore vicaire général honoraire de son nouveau diocèse, le chanoine Ardoïn se retirait alors à Draguignan, avec le titre de chanoine titulaire, qu’il conserva jusqu’en 1901 (il était en outre chanoine honoraire de Châlons, dont était évêque Mgr Latty). Mais en 1901, Mgr Arnaud le nomme curé-doyen de La Seyne-sur-Mer et, en 1906, à la mort de Mgr Marthé, Mgr Guillibert lui confie la cure de Sainte-Marie de Toulon, avec le titre de curé-archiprêtre, au moment des inventaires…. Deux évènements marqueront ce dernier ministère : la fondation de la paroisse de la Loubière et la celle du patronage de Montéty. En 1925, le chanoine Ardoïn est élevé à la dignité de prélat et, le 13 février 1931, jour de ses 89 ans, à celle de Protonotaire Apostolique ; c’est le 10 mai 1931, dans l’église Sainte-Marie de Toulon, à l’occasion de la célébration de ses vingt-cinq ans de présence dans cette paroisse, qu’il en reçoit des mains de Mgr Simeone, les insignes : rochet, mantelletta violette, croix pectorale et mitre de damas de soie blanche. Son érudition était immense et sa mémoire prodigieuse : on raconte comment déjeunant un jour à Hyères avec le cardinal Amette, archevêque de Paris et Mgr D’Hulst, recteur de l’Institut Catholique de Paris, son ancien condisciple, il corrigea ce dernier sur un détail de l’histoire de l’Eglise. « Je sais trop de choses, confessait-il, j’en ai trop vu, trop ! » Riche de tant de dons, il les répandit largement autour de lui, instruisant inlassablement et guidant avec sûreté les âmes, aidant aussi et soutenant les personnes et le diocèse avec une charité aussi généreuse que discrète (notamment pour la fondation de l’église de La Loubière ou la construction du séminaire). Il meurt à Toulon le 24 octobre 1935, à 93 ans et 70 ans de sacerdoce.

Prochaine réunion du chapitre

 mardi 23 janvier 2018

17h30 rencontre à la sacristie

18h Vêpres à la cathédrale

18h30 Messe pontificale

suivie de la session du chapitre

 

 

Intention de prière de l'Evêque

Le diocèse d'Homs, en Syrie
jumelé avec celui
de Fréjus-Toulon

 

Vigiles dominicales  à la cathédrale de Toulon