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Jean-Léonce Coste (1708-    )

Blason Jean Leonce CosteLa liste des émigrés de la Révolution française fait état d’un Jean-Léonce Coste, « ex-chanoine », enregistré comme tel le 22 vendémiaire an III (13 octobre 1794). Il avait intégré le chapitre en 1785 ou 1786.

Jean-Léonce Coste était né à Fréjus le 29 juillet 1708 au foyer de Jean-François Coste (1675-1742), notaire royal, et de Suzanne Gedde. Jean-François est lui-même fils du notaire Emmanuel Coste (ca 1636-1706).

Peu de temps avant le chanoine Coste, puisqu’il est porté comme émigré à la date du 25 février 1793, un autre prêtre de la famille avait quitté la France : l’abbé Jules-Léonce (ou Léonce-Jules-Thomas) Coste, son neveu, qui était aussi le filleul du chanoine théologal Jules-Léonce Cavalier qui l’avait baptisé à Fréjus le 21 décembre 1752. (La famille ne manquait pas de lien avec le chapitre : ce sont les parents du chanoine Suffret qui sont parrain et marraine de la sœur de Jean-Léon, Rosolline, en 1705).

L’abbé Aimé Guillon, dans son ouvrage intitulé Les martyrs de la foi pendant la Révolution française, paru en 1821, évoque l’abbé Coste, chanoine de Fréjus, qui en exil aurait collaboré à la traduction et à la publication avec l’abbé de Rey, chanoine de Montpellier, du livre de leur ami commun, l’abbé Giovanni Marchetti (futur archevêque d’Ancyre) Ch’importa a’Preti, réaffirmant les droits du souverain pontife, sous le titre Qu’importe aux Prêtres ? ou L’intérêt de la religion chrétienne dans les grands événements politiques de nos jours : Réflexions morales d’un ami de tous, à un de ses amis, publié à Rome en 1797. Le chanoine Coste aurait eu alors près de 90 ans. Peut-être finit-il ses jours avant le rétablissement de la paix religieuse en France dans la Ville éternelle ?

Une confusion est à l’origine des assertions d’un autre auteur, le Père Augustin Theiner, dans ses Documents inédits relatifs aux affaires religieuses de la France 1790 à 1800, (1858), qui signale un Giles (sic) Coste, de Fréjus, âgé d’une quarante d’années vers 1793, chanoine et supérieur (sic) du séminaire de Fréjus, réfugié chez les capucins de Genzano et passé à Rome. Sans doute faut-il y voir une allusion à Jules (et non Giles) dont l’âge correspond, mais qui ne fut jamais chanoine de Fréjus, peut-être directeur au séminaire mais certainement pas non plus supérieur puisque le dernier à avoir occupé ce poste, depuis 1783, était l’abbé Audibert, lui-même précédé par l’abbé Denans.

Prochaine réunion du chapitre

 mardi 23 janvier 2018

17h30 rencontre à la sacristie

18h Vêpres à la cathédrale

18h30 Messe pontificale

suivie de la session du chapitre

 

 

Intention de prière de l'Evêque

Le diocèse d'Homs, en Syrie
jumelé avec celui
de Fréjus-Toulon

 

Vigiles dominicales  à la cathédrale de Toulon